La nature en 3 idées reçus part 3

 

7- On n’utilise jamais les noms scientifiques pour désigner les animaux

Les noms scientifiques des animaux et des plantes sont en deux parties et en latin depuis que Carl Von Linné, un naturaliste suédois du XVIIIe siècle, a mis au point la nomenclature binominale. Grâce à elle, les scientifiques décrivent tous les êtres vivants par des mots latins de genre et d’espèces plutôt que de citer tout leur arbre généalogique. Exemple : Homo sapiens, Homo étant le nom de genre et sapiens indiquant l’espèce. Linné avait à l’esprit de rende la science du vivant universelle. Dans le langage courant, Homo sapiens se dit homme, car beaucoup de noms scientifiques ont été traduits dans le langage de chaque pays. Pourtant, nous utilisons régulièrement des noms directement issus de leurs noms scientifiques sans toujours nous en rendre compte. Ainsi des dinosaures et autres diplodocus, stégosaures, tricératops… Dinosaure vient de dino, « fort », « terrible », « dangereux », et de saure, « lézard », signifiant tout simplement « lézard terrible ». Diplodocus décrit la forme des vertèbres de ce reptile qui évoque des poutres (docus) doubles (diplo). Tricératops signifie « trois cornes » et stégosaure « lézard couvert », en référence aux plaques osseuses sur son dos. Les exemples abondent, en voici d’autres : hippopotame – « cheval du fleuve » ; hippocampe – « cheval courbé » ; musaraigne – « souris araignée » (on la croyait venimeuse) ; ornithorynque – « oiseau à bec) ; phacochère – « cochon à verrues » (en rapport avec les bosses sur sa tête) ; rhinocéros – « cornes sur le nez » ; cercopithèque – « singe à longue queue »…  

Les Cellules du Vivant

8 – Toutes les cellules sont petites

Une cellule représente bien l’idée que l’on se fait du monde infinitésimal uniquement visible au travers d’un microscope. C’est l’élément de bas de tout organisme vivant et il existe de minuscules êtres vivants faits d’une seule cellule (levure, bactéries, certaines algues, des animaux protozoaires…). Chez un être pluricellulaire, comme l’homme, un ensemble de

cellules identiques forme un tissu, générant lui-même un organe qui, multiplié, forme des systèmes vivants. L’être humain est constitué de plusieurs dizaines de milliers de milliards de cellules, ce qui suppose, en effet, qu’elles soient minuscules. Mais toutes les semaines, ou presque, nous dévorons avec appétit une cellule géante : le jaune d’œuf ! Cette cellule reproductrice est « géante » car elle seule apportera les réserves nécessaires à la constitution du jeune oiseau qui, enfermé dans sa coquille, ne dépendra que d’elle (et d’un spermatozoïde) et de ses multiples divisions – le blanc de l’œuf servant seulement de protection. De même, les neurones sont d’immenses cellules, dont les « branches « , ou « axones », peuvent mesurer plusieurs dizaines de centimètres de long, parcourant notre corps de la tête aux pieds. Baleines et calamars battent des records en la matière. Les végétaux ne sont pas en reste avec une algue unicellulaire de plusieurs mètres de long. Appartenant au genre Caulerpa, ces algues sont enracinées et forment de longues « feuilles ». La plus célèbre est celle qui envahit les fonds méditerranéens depuis plusieurs années : Caulerpa taxifolia.  

Les Mammifères Sauvages

Les Petits mammifères – Les Blaireaux

9 – Les blaireaux sont nuisibles

Le terme « nuisible » est une notion cynégétique (liée au monde de la chasse) qui permet de qualifier chaque année les espèces à éliminer. Les nuisances sont établies principalement en concertation avec les agriculteurs, les chasseurs, les associations de protection de la nature et les préfectures. Ces dernières dressent une liste qui est publiée au Journal officiel. Le terme « nuisible » n’est donc pas réellement une notion biologique, mais bien une désignation subjective, voire politique, en rapport avec les activités humaines. Lorsque l’on plante un champ de maïs sans protection en pleine campagne et qu’un animal trouve cette source de nourriture sur son territoire et à son goût, quoi de plus normal qu’il se jette dessus et devienne, par voie de conséquence, « nuisible » pour la santé économique de l’exploitation agricole ? Les blaireaux, et avec eux beaucoup d’autres (renards, sangliers, fouines, belettes, ragondins…), se retrouvent ainsi sur des listes préfectorales lorsqu’ils mangent das nos champs, creusent les berges des rivières pour établir leur terrier, dévorent nos poules, osent attaquer les espèces chassables et concurrencent ainsi les chasseurs ! Il profitent parfois du maïs ou du raisin, même si leur principale source de nourriture reste les vers de terre (qui représentent jusqu’à 80% de leur alimentation). Certains agriculteurs prévoyants entourent leurs champs d’une barrière électrique qui dissuade la plupart des animaux. Toujours est-il que le terme « nuisible » est désormais désuet, sa signification péjorative ne prend nullement en compte les rôles importants que ces animaux jouent dans leur environnement. Le blaireau, par exemple, est un régulateur efficace des populations de vers de terre et de larves d’insectes, ils nous débarrasse des animaux malades ou blessés, ses terriers aèrent le sol, ses crottes et ses déchets nourrissent le sol, les jeunes servent de nourriture au gros prédateurs dans la chaîne alimentaire. Alors, « nuisibles » ? Disons plutôt : « parfois indésirables ».  

[Source : La nature en 250 idées reçues François Lasserre]

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L’art se distingue de la nature. «On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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