Refroidissement

L’homme, contrairement à certains animaux, est un homéotherme, c’est à dire qu’il doit conserver une 

température corporelle constante pour survivre !

Comme pour un fruit, on peut attribuer à l’homme un « noyau » et une « écorce ».

Pour vivre, il doit absolument maintenir la température de son noyau à 37°C.

Ce noyau est constitué des organes nobles, indispensables à la survie (cœur, poumons, reins, foie, cerveau et gros vaisseaux).

L’écorce (peau, muscles, bras et jambes, etc.)peut subir des variations plus sensibles sans que l’organisme en soit perturbé. Cette écorce joue un rôle de tampon assez efficace quand les contraintes extérieures ne sont pas excessives (chaud ou froid). L’écorce est également capable de participer à l’équilibre thermique si l’agression vient de l’intérieur (fièvre ou un exercice musculaire intensif) : elle transpire pour évacuer l’excès de calories.

En montagne, le froid, le vent, le manque de réserves énergétiques, l’inactivité, la déshydratation sont autant de facteurs capables de compromettre l’équilibre entre production et déperdition de chaleur.

 

La perte de chaleur se produit par :

Conduction : contact de la peau avec la neige, la glace ou l’eau (sudation) ;

Convection : flux d’air arrachant les calories au contact de la peau ;

Radiation : tout corps vivant rayonne et perd de l’énergie quand le rayonnement externe (soleil) disparaît ;

Evaporation : pour se refroidir, l’homme consomme des calories en transformant l’eau de la sudation en vapeur d’eau. Il perd ainsi de la chaleur.

 

« La Chaudière et l’organisme »

Pour comprendre le mécanisme de thermorégulation chez l’homme, il est pratique de le comparer à une maison équipée d’une chaudière.

La chaudière, c’est le noyau central de l’organisme ; c’est elle qui produit la chaleur.

Le combustible, c’est la ration calorique apportée par l’alimentation ;

les réserves énergétiques.

On peut comparer le sang circulant dans les vaisseaux au flux d’eau chaude que diffuse la chaudière jusqu’aux radiateurs de la maison.

Les radiateurs correspondent aux mains, pieds et cuir chevelu en périphérie du corps humain (grande surface d’échange bien vascularisée).

Sans charbon (ration calorique), la chaudière ne chauffe pas l’eau des tuyaux.

Sans eau dans es tuyaux (déshydratation, hémorragie) et sans pompe (pompe cardiaque), la chaleur n’est pas drainée vers les radiateurs périphériques.

L’absence d’isolation de la maison entraîne un surcroît de travail pour la chaudière.

Le thermostat de l’organisme est situé dans le cerveau au niveau de l’hypothalamus ; il est réglé à 37,2°C et, à la moindre variation de température, il relance la chaudière.

 

Les Moyens de défense de l’organisme

Pour évoluer dans un environnement inhospitalier, l’homme est capable de mettre en place des mécanismes de défense, soit de manière volontaire en suivant un programme d’entraînement, soit en laissant son organisme s’adapter et s’acclimater.

Les scientifiques estiment que l’homme s’adapte mieux au manque d’oxygène qu’aux effets du froid !

 

Lutter contre l’hypoxie

Entraînement

Il contribue à l’amélioration des performances en habituant l’organisme à subir des charges de travail plus importantes et à augmenter ses capacités

 d’endurance à l’altitude. L’entraînement apprend à gérer l’effort, à économiser les réserves énergétiques, chose indispensable en altitude.

 

Adaptation

Les premiers mécanismes physiologiques mis en place de façon involontaire sont l’augmentation de la fréquence cardiaque et l’augmentation de la fréquence ventilatoire pour compenser la baise de pression en oxygène dans le sang.

 

Acclimatation

Ce sont les mécanismes plus économiques qui se mettent en place à condition que l’organisme bénéficie d’un peu plus de temps.

Pour compenser les effets de l’hypoxie, la production de globules rouges augmente (polyglobulie). Elle commence à être efficace dès le sixième jour en altitude.

La fréquence cardiaque reste élevée, mais un mécanisme de contrôle naturel se déclenche pour l’empêcher d’être trop rapide, ce qui limite ses possibilités mais protège le cœur de l’infarctus. Le corps doit absolument modifier la répartition de l’eau dans l’organisme au risque de développer des œdèmes…

Pour que cette acclimatation se produise, il faut que le séjour en altitude dure et qu’il soit suffisamment haut. L’altitude de 3000 mètres est considérée comme nécessaire au déclenchement de réactions efficaces.

 

L’Acclimatation protège le cœur contre l’infarctus

Au bout d’une semaine à plus de 4000 mètres, la fréquence cardiaque maximale diminue, comme si le cœur ne voulait plus répondre à un exercice physique important. En fait, cette limitation naturelle est due à la baisse de sensibilité des bêta-récepteurs du myocarde. C’est à leur niveau que l’adrénaline agit pour augmenter la fréquence cardiaque en temps normal.

Après acclimatation, ces récepteurs se masquent et l’adrénaline n’agit plus.

Bien que cette modification soit responsable d’une baisse de performance, elle protège le cœur d’une demande insolvable en oxygène, plus rare à cette altitude.

 

Acclimatation pour un sommet d’altitude moyenne (3000 à 5000 mètres)

L’ascension du mont Blanc est trop souvent de celles que l’on pense pouvoir aborder sans préparation. Beaucoup s’y engagent sans se donner les moyens de réussir. Trop pressés, ils préfèrent compter sur le seul entraînement physique. Pourtant les statistiques parlent d’elles-mêmes : parmi les prétendants, quatre alpinistes sur cinq n’atteignent pas le sommet. Et la plupart n’en garderont qu’un mauvais souvenir puisque trois sur cinq auront souffert de maux de tête ou de vomissements.

La pression en oxygène disponible au sommet du mont Blanc est réduite presque de moitié, ce qui altère les capacités physiques humaines. La dépression mécanique exercée sur les cellules et sur les organes creux n’est pas sans effet sur les réactions physiologiques. Pour en avoir une idée, il suffit d’observer une bouteille en plastique étanche que l’on a emportée en altitude : elle a gonflé !

La théorie : la production de globules rouges supplémentaires pour faire face au manque d’oxygène démarre dès que l’organisme est soumis plus de six heures à une altitude supérieure à 3000 mètres. Il faut six jours pour que ces globules rouges acquièrent leur efficacité.

La pratique : sachant cela, il est facile d’établir un programme qui stimule l’organisme les premier et deuxième jours en réalisant une course aux alentours de 3500 mètres. Avec, en plus, une nuit à cette altitude, les bénéfices de cette acclimatation seront probants quatre à cinq jours plus tard, et l’ascension du mont Blanc pourra se dérouler dans de bonnes conditions.

 

[Source : Petit manuel de médecine de montagne : Emmanuel Cauchy]

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KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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