Thermorégulation – Suite et fin

Acclimatation pour un sommet de haute altitude (5000 à 8848 mètres)

Les statistiques démontrent que la haute altitude est souvent le lieu d’expression et d’épanouissement de l’homme ou de la femme mûr. Avec l’âge, on sait mieux se préserver, respecter les règles d’ascension, gérer l’effort et faire preuve de patience ; l’esprit de compétition fait place à l’humilité.

L’acclimatation est la pièce maîtresse de la réussite et chacun doit la gérer en fonction des ses réactions. Toutefois 5% des alpinistes ne parviennent pas à s’acclimater. Face à l’hypoxie, certaines personnes ne ressentent aucun signe alors que d’autres réagissent violemment. Si c’est le cas, ne désespérez pas, nombreux sont ceux qui, après avoir vécu des moments difficiles lors de la marche d’approche, se sont retrouvés au sommet de l’Everest, tandis que d’autres, apparemment plus solides, n’ont jamais dépassé la barre des 7000.

Il faut savoir prendre son temps.

La période idéale pour réussir un sommet de plus de 8000 mètres se situe entre la troisième et la sixième semaine d’expédition. Avant, l’acclimatation n’est pas optimale ; après, l’épuisement se fait sentir. Dans l’intervalle, l’alpiniste perd la plus grand partie de son poids en graisse, ce qui améliore ses performances en même temps que la production de globules rouges croît. Par ailleurs, dans ce laps de temps, il se trouve dans une phase combative.

Au-delà de cette période, les chances s’amenuisent. Au-dessus de 5000 mètres, l’organisme récupère mal, la digestion perd de son efficacité et la reconstitution de réserves énergétiques devient plus difficile. Après six semaines, l’organisme puise dans son stock protéique, ce qui diminue les capacités musculaires. En théorie, l’idéal serait de monter plus progressivement sans jamais redescendre (progression douce).

 

Lutter contre le froid

Face au froid intense , plusieurs réactions naturelles de défense interviennent :

Le frisson fournit de la chaleur de façon éphémère et peu rentable (« feu de paille »), La vasoconstriction périphérique réduit le calibre des vaisseaux de l’écorce et le débit sanguin (systématiques chez tous les individus), L’augmentation de la température centrale par élévation de la consommation d’énergie (seules certaines ethnies en sont capables spontanément), La diminution de la température centrale pour diminuer le gradient de déperdition par rapport à l’extérieur. Certains pensent que l’acclimatation au froid permet ce type d’adaptation car certaines ethnies vivant dans ce genre de climat depuis plusieurs générations ont développé cette défense,    L’ouverture de shunts (dérivation, raccourcis) au niveau des poignets et des chevilles permettant au sang d’éviter les extrémités et donc de se refroidir avant de retourner au cœur. Les extrémités sont des surfaces d’échanges notables (vascularisation importante, grande surface de peau pour un faible volume de tissus).

Le risque de gelures augmente, mais dans la perspective de sauvegarder les organes nobles.

Face au froid intense, plusieurs réactions volontaires de défense sont possibles : 

l’activité musculaire apporte beaucoup de chaleur mais consomme beaucoup d’énergie (ne jamais rester statique), l’augmentation des réserves énergétiques (alimentation, stockage) , l’augmentation directe de la température du noyau central (boissons et aliments chauds) la protection contre les facteurs de refroidissement : convection (coupe-vent, abri) et conduction (combattre l’humidité, éviter le contact direct avec la glace, l’eau et la neige), l’hydratation permet de mieux réguler les transferts de chaleur dans l’organisme.

 

La protection

La protection de l’individu qui séjourne en montagne passe avant tout par son équipement vestimentaire et son choix comportemental face à l’isolement propre à l’environnement hostile.

 

L’équipement vestimentaire

Il s’est beaucoup amélioré, notamment grâce à l’invention de fibres performantes.

Le pouvoir d’isolation d’un vêtement est défini par un indice appelé Clo. 1 Clo correspond au pouvoir d’isolation d’un vêtement de ville de demi-saison ; l’indice est de 10 Clo pour un sac de couchage conçu pour des conditions polaires, tandis qu’une tenue légère d’été affichera 0,5 Clo.

En montagne, le vêtement protecteur doit être léger pour éviter le surpoids, solide pour limiter l’usure liée au terrain corrosif, isolant afin de combattre les baisses pour limiter l’usure liée au terrain corrosif, isolant afin de combattre les baisses de températures extérieures, imperméable à la pluie et au vent tout en permettant l’évaporation de la transpiration. En outre, les vêtements doivent sécher rapidement pour être réutilisés en permanence, mais aussi être confortables et pratiques (ergonomie et qualité des Velcro, des fermetures Éclair et des bretelles…).

Il est conseillé de multiplier les couches de vêtements de manière à pouvoir changer celles qui auront absorbé l’humidité lors de l’exercice. L’eau qui condense augmente la conduction, donc la nuisance du froid extérieur sur l’organisme. La multiplication des couches d’air prises en sandwich, en diffusant la vapeur d’eau, limite la condensation.

 

Gérer l’isolement

Combattre l’isolement, c’est avant tout se munir de moyens de communication qui deviendront salvateurs en cas de problème (mobile, radio ou téléphone satellite) et savoir préserver les batteries de secours.

 

Il s’agit aussi de prévenir des proches de la course envisagée, de donner des informations sur le type d’excursion et les horaires de retour.

Mieux vaut éviter de s’aventurer seul si l’on est néophyte et si l’on ne connaît pas le terrain…

En cas de bivouac forcé, il faut savoir économiser ses réserves énergétiques en évitant le gaspillage par des mouvement
s inconsidérés, en réduisant les surfaces de conduction exposées à la glace, la neige ou l’eau, et en se protégeant des courants d’air (convection). Enfin, ne jamais rester statique. Maintenez votre noyau au-dessus de 35°C !

[Source : Petit manuel de médecine de montagne : Emmanuel Cauchy]

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L’art se distingue de la nature. «On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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