Lierre Terrestre

Les plantes sauvages peuvent être un allier de survie incontournable.
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Fiche d’identification :

Hauteur : +/- 20-30 cm

Port : rampant, tapissant

Feuilles : opposées, luisante, vert franc, parfois velue avec un long pétiole, en forme de cœur arrondi, bords crénelées

Tige : carrée verticale, souvent rougeâtres à la base, glabres

Floraison : depuis mars jusqu’à l’automne ; odorantes, mauves tachées de pourpre au centre, par groupe de 2 à 5 à l’aisselle des feuilles, toutes tournées du même côté ; corolle tubulaire à 5 lèvres

Exposition/Habitat : soleil, mi- ombre, sur les rives boisées, endroits herbeux

Ne nous y trompons pas, même s’il a le nom de Lierre comme notre Hedera helix (Lierre commun) ces deux plantes n’ont pas grand-chose à voir ; d’ailleurs ce premier peut se révéler très toxique.

De la famille des Lamiacées, Glechoma hederacea est plus connue sous le nom de lierre terrestre, mais aussi Herbe de Saint Jean, rondote, rondelotte, rondette, gléchome ( qui veut dire doux, odorant) lierre terrestre, courroie de Saint Jean, courroie terrestre, lierret et j’en passe !

Présent sur tout le territoire bien que moins présent sur le pourtour méditerranéen, il tient ses origines d’Eurasie, puis a colonisé l’Amérique du Nord après y avoir été amené par les colons européens.

Il s’agit là d’une petite plante vivace assez présente dans les sous-bois humides,
les talus ombragés mais il n’est pas rare de la retrouver dans nos jardins. Robuste,
le Lierre terrestre a une forte capacité à s’étaler et à proliférer et encore plus
en situation ou les terres sont fraîches et humifères et ce grâce à ses stolons
(tiges rampantes) qui s’enracinent à chaque nœud formant ainsi de nouvelles
plantes. Toutefois, et pour en avoir l’exemple dans mon jardin, il supporte assez bien
une exposition ensoleillée, ce qui le fait davantage freiner ses ardeurs durant la
période estivale.

Pour ne pas se tromper, au froissement toute la plante émet une odeur balsamique
agréable et a un goût aromatique fort rappelant la menthe avec une pointe
d’amertume ou d’âcreté pour les feuilles et tiges ; la fleur est elle plus douce.

Comment l’utiliser ?

 

Depuis toujours, Glechoma hederacea est comestible et médicinale par excellence, d’ailleurs déjà connu depuis la Grèce ancienne il était entre autres recommandé pour des inflammations oculaires.

Période de cueillette : Idéalement la cueillette des jeunes feuilles se fait au début de la floraison au printemps mais plus largement de mai à octobre. Attention au goût fortement prononcé si vous prélevez des feuilles plus vieilles.

Pour en avoir en conservation, un séchage rapide dans un endroit sec et aéré est idéal ; Il suffit de les mettre sur un tissu fin dans l’obscurité puis de les conserver dans un bocal toujours à l’abri de la lumière et de l’humidité.

Côté médicinale, riche en vitamine C et en tanin, c’est un expectorant très utile qui soigne la plupart des affections des voies respiratoires telles la bronchite, la grippe ou encore l’asthme. Pour ce faire il vous faudra boire 3 tasses d’infusion par jour à raison d’1 C à S de lierre terrestre (fleurs/feuilles) dans 200 ml d’eau.

Mais également anti-inflammatoire, antiseptique, béchique, cicatrisant, émollient, tonique, vulnéraire, diurétique.

En usage externe, il se montre efficace contre les ulcères et les abcès. Pour les peaux à acné ou à eczéma, il est intéressant de l’employer en cataplasme, pour ce faire mélangez 2 généreuses c. à s. de feuilles fraîches hachées avec une c. à s. de farine d’avoine et une c. à s. de miel.

En huile de massage à utiliser sur des ecchymoses ou rhumatismes et articulations douloureuses, faire macérer pendant 3 semaines 50 g de lierre terrestre sec avec 500 ml d’huile d’olive.

Des études ont lieu encore de nos jours pour le traitement de la leucémie, de l’hépatite, du cancer et aussi du Sida.

Côté cuisine, autrefois utilisé comme condiment de parts son parfum particulier de sous-bois, tombé aujourd’hui aux oubliettes, les jeunes feuilles fraîches sont bonnes crues et peuvent également être utilisées en cuisine pour aromatiser les légumes, mélangées en salades ou hachées finement avec du fromage de brebis, pour relever une soupe par exemple.

En infusion, ses feuilles séchées vous offrent une boisson rafraîchissante avec un
parfum léger et vif à la fois.

Les fleurs peuvent servir pour aromatiser et décorer les gâteaux.

Risque de confusion :

Bien que très reconnaissable, les feuilles du Lierre terrestre peuvent être confondues
avant la floraison avec certaines plantes toxiques comme la Ficaire (Ficaria verna) ou
encore la Veronique de Perse (Veronica persica).

Le lierre contient du Pinocamphone, molécule toxique, à consommer avec
modération.

Contes, croyances, traditions :

À une époque lointaine le Lierre terrestre était considérée comme une plante utilisée
dans la magie blanche.

Bien avant l’invention de l’aspirine, on va jusqu’à en tresser des couronnes pour
soulager les migraines.

Jusqu’au 13ème siècle environ, avant que le houblon ne devienne l’ingrédient
universel servant à aromatiser la bière, lui donner une certaine amertume, l’empêcher
de tourner et la clarifier, d’autres plantes dont le lierre terrestre on joué ce rôle.

Placée sous la couche des « nouvelles mamans », cette plante redonnait des forces
après le travail dû à l’accouchement.

Recettes :

Dans un de ses livres François Couplan, grand spécialiste des
plantes sauvages, propose un
apéritif à base de lierre terrestre dont je me permets de vous partager la recette : 

-Mettez dans un grand récipient 25 cl de vin blanc, 50 cl de jus de pomme, 2 C à S de miel 1 citron coupé en morceaux et une grosse poignée de lierre terrestre. Mixez et laisser reposer 1 h au moins. Filtrez et ajoutez 50 cl d’eau gazeuse. Servez bien frais.

Chips au Lierre terrestre: récolter les plus grosses feuilles, couvrir chaque feuille de quelques gouttes d’huile d’olive et d’une pincée de sel, passer quelques minutes au four, à chaleur douce, jusqu’à ce que les feuilles durcissent… Laisser refroidir et croquer!

Rédaction : Bourbier Romuald pour l’EVN

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L’art se distingue de la nature. «On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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