Le Bouleau Blanc

Betula verrucosa ou Betula pubescens

 

L’arbre venu du froid

Cet arbre a été à l’origine d’une véritable « civilisation du bouleau ». Il a participé pendant des millénaires à la survie des populations du Nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique. Il leur a fourni son bois pour se chauffer et construire, son écorce pour couvrir les maisons et faire des cordes, des tuyaux, des semelles, des chaussures… Il leur a même offert du tanin pour le traitement des peaux, une boisson et de précieux remèdes. Le bouleau a été une telle providence pour les peuples du Nord qu’ils l’on divinisé comme arbre tutélaire abritant les fées protectrices de la forêt.

On trouve des bouleaux dans la plupart des forêts de la moitié Nord de la France. Ils semblent affectionner les pentes et les rochers. A noter : c’est le goudron de bouleau qui donne son odeur caractéristique au parfum « Cuir de Russie ».

 

Toute une pharmacie à lui seul

Les feuilles, les jeunes pousses, l’écorce et la sève ont les mêmes propriétés médicinales, diurétiques et dépuratives, qui sont toujours utilisées pour traiter la goutte, les rhumatismes, la cystite, les calculs urinaires et la cellulite. Le bouleau, sous ses diverses formes, aide à l’élimination des chlorures, de l’urée, de l’acide urique et abaisse le taux de cholestérol. Mais attention, ne récoltez l’écorce que sur des arbres récemment abattus. Un prélèvement trop large, ou même une simple incision circulaire peut entraîner la mort d’un arbre.

 

L’utilisation des feuilles

Pour préparer une bonne infusion, verser un litre d’eau frémissante sur 30g de feuilles sèches. Laisser infuser cinq à six heures. En prendre trois tasses par jour, entre les repas.

Pour une décoction à usage externe, laisser tremper et macérer cinq ou six poignées de feuilles et de jeunes rameaux dans dix litres d’eau pendant deux jours. Cette décoction détersive et désinfectante s’emploie en lotion ou en compresse pour le traitement des dermites et de l’eczéma. On peut aussi l’ajouter à l’eau d’un bain.

 

A la mode Indienne

Pour survivre en forêt par grand froid, les Indiens confectionnent des galettes qui ont l’avantage de pouvoir se conserver très longtemps. Ils prélèvent au couteau la sous-écorce ou cambium (couche tendre qui se trouve entre l’écorce et le bois), l’écrasent entre des pierres et en font des galettes. Cuites à l’étouffée dans un four improvisé en pierres plates, ces galettes sont extrêmement dures. On y ajoute un peu d’eau chaude pour les transformer en bouillie au moment de les consommer.

 

La récolte de la sève

On prélève la sève au printemps, en forant dans un tronc un trou de cinq à six centimètres de profondeur à l’aide d’une tarière à main de dix millimètres de diamètre au moins. Puis on y enfonce un tube creux, fait d’un morceau de branche de sureau évidé. Sur la partie supérieur de ce tube, on pratique au couteau une encoche pour y suspendre un petit récipient à anse. Attention ! Cette pratique n’est pas autorisée partout. On peut aussi utiliser une méthode simplifiée : percer le tronc du bouleau avec la pointe d’un couteau et y adapter avec un lien végétal une pochette en plastique, qui se remplira de sève.

 

La Sève et le vin de bouleau

La sève a été largement employée pour atténuer les taches de rousseur et stimuler la repousse des cheveux. Elle est consommable telle quelle, et peut aussi servir à confectionner une boisson fermentée, le vin de bouleau. Dans un récipient en grès, faire fermenter la sève additionnée d’un peu de miel jusqu’à ce qu’elle bouillonne. Cette boisson agréable est légèrement pétillante.

 

 

 

[Source : Glaner dans la nature – Dr Pierre-Jean Corson]

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«On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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