Le bivouac

Il y a énormément de choses à dire sur le bivouac mais dans ce numéro de Survie magazine nous allons aborder la question du choix de l’emplacement. En effet en situation dégradée mais aussi en randonnée le campement est un élément important à ne surtout pas prendre à la légère, de votre confort et de la sécurité il en est question.

Pour l’entendre souvent lors des stages que nous organisons, beaucoup sont parfois perdu lorsqu’on leur pose les questions simples de « Pourquoi, Ou, Quand et Comment » installer un abri. Puis vient le moment de monter cet abri qui devrait permettre de se protéger pour la nuit et ainsi profiter d’un sommeil réparateur et récupérateur, et les résultats ne sont pas toujours positifs…

Premièrement il faut garder à l’esprit qu’on ne se décide pas à trouver l’emplacement idéal au moment où le soleil décline sérieusement.

Petite astuce

Pour savoir approximativement le temps qu’il vous reste avant ce moment fatidique : placez vos deux mains, à l’exception des pouces, entre la ligne d’horizon et le soleil. Il suffit alors de compter combien de doigts les sépare, tout simplement !

La reconnaissance, l’observation fine du terrain se font assez vite, bien que suivant où l’on se trouve la mission peut être plus longue. Généralement il est dit qu’il suffit d’une heure pour établir le campement, mais tout va dépendre des matériaux et matériels utilisés. Un abri réalisé avec un tarp va se monter en 20 minutes environs alors qu’un abri végétalisé peut demander plusieurs heures de travail.

Le bivouac ne signifie pas uniquement l’abri mais aussi le feu avec toute la préparation de bois faite au préalable, la préparation de la nourriture, la collecte de l’eau ect…

Vous l’aurez compris donc, il ne faut pas perdre de temps, et encore moins en cette fin d’année ou les journées sont courtes avec l’obscurité qui peut apparaître en forêt dès 18h30/19h.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte suivant la zone géographique où vous vous situez.

Le vent : il faut déterminer d’où vient le vent dominant et monter son abri dos face à ce vent afin de ne pas se faire embarquer (par convection) nos précieuses calories ; à égalité de température le refroidissement peut être 10 à 20 fois plus importante selon la vitesse du vent. S’ il fait chaud par contre orientez-vous face au vent dominant, ce qui aidera à bien aérer l’intérieur de votre abri. S’il y a de grands vents il est préférable d’orienter la partie la plus aérodynamique face au vent. Le vent pourrait aussi par exemple nous renvoyer toute la fumée du feu.

Les arbres : pensez à bien regarder ce qui se passe au-dessus de votre tête, il peut y avoir un arbre qui au premier abord paraît sain mais qui présente des branches mortes prêtes à vous tomber sur la tête. Puis en cas d’orage éloignez-vous le plus possible des grands arbres isolés qui attirent la foudre.

L’eau : les zones marécageuses sont à éviter. Dans l’idéal un point d’eau pas trop loin du camp facilite bien les choses, toutefois en être trop proche nous mets dans une zone plus fraîche, plus humide où les insectes sont plus présents et aussi ou la faune vient boire. De plus mieux vaut prévenir car même un petit ruisseau peut être sujet à des crues soudaines qui ont malheureusement plus d’une fois fait des victimes. Et puis même si parfois le bruit de l’eau peut être une douce mélodie pour certains, celui-ci parfois très bruyant peut masquer la présence d’animaux ou autres voir même nous empêcher de trouver le sommeil. Par contre, pour des raisons évidentes de risques de pollution dues à notre présence (vaisselles, linge…), puisez toujours l’eau destinée à votre consommation en amont du campement.

Le feu : Ne faites du feu qu’en cas d’ultime nécessité Le feu devra être sécurisé et totalement maîtrisé en prenant soin de délimiter une zone de sécurité d’au moins 2 mètres tout autour du foyer. De l’eau, du sable ou de la terre devra être à proximité pour éteindre si besoin une flamme un peu trop « fugueuse ». Prévoyez toujours une distance raisonnable entre votre abri et le foyer.

Attention, il est souvent interdit de faire du feu, donc prière de vous conformer à la réglementation en vigueur

L’exposition : poser son sac de couchage en pente est synonyme de mauvaise nuit à coup sûr, choisissez donc un terrain plat, exempt de racines, cailloux ou tout autres matériaux qui vont vous rentrer dans le dos toute la nuit. Veillez bien évidemment à ne pas vous installer sur une coulée animal, chemin régulièrement utilisé par celui-ci sinon gare au piétinement nocturne car certains animaux n’utiliseront que ce passage pour se rendre d’un point à un autre.

Prenez garde à ne pas vous installer dans une cuvette. Si le sol ne draine pas suffisamment et qu’il pleut cela pourrait vite se transformer en « baignoire » !

Évitez les pieds de falaises/montagnes ou les éboulis, les avalanches restent toujours possibles.

Afin d’éviter bien des désagréments, surtout si vous êtes nombreux il va falloir penser aux latrines. Pour ce faire il suffira de les creuser « sous le vent » par rapport à votre abri et assez loin du point d’eau afin d’éviter toute contamination par infiltration.

Bref, vous l’aurez compris le campement idéal doit se situer dans une zone où il n’y a pas de risques de chutes de branches, d’arbres ou de rochers, suffisamment éloigné du cours d’eau pour éviter les inondations et la fraîcheur, hors coulé animal, protégé des vents dominants et orienté sud, et le tout monté quand il fait encore jour !

Moralité, prenez votre temps, observez et analysez l’endroit de façon méticuleuse. Et si malgré toutes précautions vous deviez changer de campement subitement, prenez l’habitude de prévoir une zone de repli, ou même si le changement doit s’effectuer en pleine nuit, vous pourrez compter sur une place sécurisée et adaptée.

Et puis chose importante, Ne pas laisser de traces, ne laisser aucun déchet.

Sachez vous fondre dans le paysage !

Côté réglementation concernant le camping sauvage :

Selon le site officiel de l’administration française, il est interdit de camper :

– Dans les bois, les forêts et les parcs, désignés comme des réserves naturelles, et dans les sites protégés dans le cadre du patrimoine naturel

– Sur les routes et voies publiques

– Sur les rivages de la mer

– A moins de 200 m d’un point d’eau canalisé pour la consommation

– A moins de 500 m d’un monument historique classé ou inscrit

Les préfectures ou communes peuvent également interdire des lieux publics de manière temporaire ou permanente. Ces interdictions sont généralement affichées en mairie ou signalées par des panneaux auprès des zones interdites.

Ceci étant vous pouvez tout simplement vous adresser aux propriétaires des lieux pour leur demander la permission de bivouaquer sur leurs parcelles.

À noter : Camping et bivouac !

-Le camping sauvage est interdit dans tous ces lieux quant au bivouac il y est souvent toléré, sous certaines conditions, notamment dans certains parcs nationaux et les parcs naturels régionaux 

-Le bivouac consiste à s’installer le soir au coucher du soleil pour repartir le lendemain matin, donc pour une seule nuit ! Il est cependant nécessaire de se renseigner avant auprès des éventuels gardiens du parc, des refuges ou de la mairie ! La condition étant bien évidemment de respecter la nature et de laisser les lieux aussi propres qu’à votre arrivée.

Tout contrevenant s’expose à une amende prévue par le code pénal et le code de l’environnement.

Ainsi en effectuant du camping sauvage dans un lieu interdit vous risquez une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €.

[Source : Romuald Bourbier EVN ]    

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L’art se distingue de la nature.
«On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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