LA NATURE EN 3 IDÉES REÇUES PART 12

 

34 – L’homme n’est pas un animal

Est-ce utile de le rappeler ? Il semble que oui, tant nous avons du mal à nous accepter en « simples » animaux.Pourtant, notre animalité est là, sous nos yeux, au travers de notre faim, notre soif, notre respiration, nos toilettes, nos accouplements, etc. Elle est d’autant plus présente lors de nos comportements agressifs, si proches de ceux des autres animaux. Malgré un intellect que l’on a placé en toute partialité très haut, au moindre conflit notre « civilité » se dilue tel un vernis.

Certes, nous sommes des animaux originaux, dont la supériorité territoriale et physique est indéniable eu égard à notre parfaite maîtrise du globe terrestre, de tous ses animaux et ses milieux de vie. La Genèse, dans l’Ancien Testament, ne fait-elle que refléter la réalité ou l’a-t-elle accentué lorsqu’elle précise que « Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, et le bétail selon son espèce, et tout ce qui rampe sur la terre selon leur espèce… Alors Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer et sur les oiseaux du ciel et sur le bétail et sur toutes les bêtes sauvages, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa. » (Extrait de la Sainte Bible, nouvelle édition publiée sous le patronage de la Ligue catholique de l’Evangile, 1951.)

Ces mots et l’avancée de nos civilisations sont-ils à l’origine de notre détachement des autres animaux ? Ajoutons à cela quelques commandements nous invitant à ne plus tuer, ni voler ou commettre d’adultère, et nous voilà totalement détachés de ces bêtes qui copulent, chapardent et tuent.

Mais que savons-nous réellement de cette différence ? Est-elle si grande ? Si l’on prend par exemple l’outil comme élément d’évolution, nous sommes loin d’être les seuls à en utiliser . Idem pour l’agriculture (fourmis), la construction des maisons climatisées (termites), l’utilisation de différents moyens de transport (animaux, vents, eau…), l’usage des astres (insectes nocturnes, oiseaux migrateurs…), le recours au sexe pour apaiser des conflits (chimpanzés bonobos), les soins (chimpanzés…), la transmission de son savoir à ses descendants (mammifères…), etc. La philosophie et la spiritualité viennent, chez l’homme, compléter ces aptitudes, mais pourra-t-on prouver un jour qu’un escargot ne philosophe pas avec ses congénères ?

Admettons que notre gros cerveau engendre des connexions synaptiques si nombreuses et sophistiquées que nous travaillons forcément beaucoup du cerveau.

Il n’empêche que la formule, anodine en apparence, « nous et les animaux » ne nous aide pas à considérer les autres êtres vivants selon leur juste importance.

Cette façon de voir le monde à notre image ne dessert-elle pas nos comportements vis-à-vis de l’environnement ? La formule « nous et les autres animaux », plus juste, intègre une notion de « communauté terrestre » et ses interactions avec nos environnements. A contrario, considérer que nous sommes la plus belle chose que l’Univers ait créée peut s’avérer dangereux pour notre survie, l’actualité nous le prouve chaque jour.

 

35 – Seul l’homme sait utiliser des outils 

Un tournevis, une clé à molette ou encore une perceuse ne se trouvent pas à tous les coin de la junle, certes. Pourtant, l’utilisation de véritables outils existe dans le monde animal, des mammifères aux insectes. En voici des exemples remarquables. Commençons par l’un des plus célèbres, le « ramasseur de termites » des chimpanzés. Pour capturer ces insectes enfermés dans leur termitière, ces primates utilisent un outil dont ils ont appris la fabrication et le maniement de leurs parents : une tige de plante, assez fine, débarrassée de ses feuilles et plongée dans un trou creusé dans la termitière. Les courageux termites soldats ne peuvent s’empêcher de mordre cet intrus et ne le lâcheront plus. Tel un pêcheur, le chimpanzé n’a plus qu’à remonter sa tige et à déguster la ribambelle de termites accrochés tout du long !

On retrouve un cas similaire chez des oiseaux, le géospize pique-bois des Gàlapagos, qui utilise une épine de cactus pour déloger des larves d’insectes à l’intérieur des végétaux !

L’utilisation de pierres comme marteau est assez courante.

Certains singes emploient des cailloux creux pour y placer des fruits durs et les casser avec une autre pierre. Sur la côte ouest des Etats-Unis, les loutres de mer flottent sur le dos et placent un caillou sur leur ventre pour briser les coquillages dont elles raffolent. Un oiseau aussi sait frapper d’une pierre les œufs d’autruches pour les déguster : le vautour percnoptère. D’autres lâchent du ciel leur nourriture sur un rocher pour la disséquer, comme les corneilles ou les gypaètes.

Les insectes ne sont pas en reste, une guêpe solitaire utilise un caillou qu’elle prend entre ses mandibules pour tasser le sol après avoir refermé son nid ! Une autre guêpe, une ammophile, ferme son nid avec une pierre plus large, qui fait office de bouchon qu’elle recouvre ensuite de sable.

Chez les fourmis, certaines espèces savent utiliser des chenilles pour « coudre » leur nid fait de feuilles et placé dans les arbres !

Pour lier les feuilles entre elles, les fourmis partent à la recherche d’une chenille, la prennent délicatement dans leurs mandibules et frottent la tête de la chenille sur les feuilles. Ces fourmis savent que les chenilles sécrètent de la soie à partir d’une glande située sous leur bouche, une soie très efficace pour souder leur nid ! Mieux qu’un outil, c’est là un véritable détournement de compétences.

L’utilisation d’outils n’est donc pas l’un des comportements qui distingueraient l’homme des autres animaux, même s’il n’y a pas encore de brico-store dans la savane…

[Source : La nature en 250 idées reçues François Lasserre]

 

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L’art se distingue de la nature. «On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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