LA NATURE EN 3 IDÉES REÇUES PART 11

 

31 – Les éléphants ont un cimetière

Cette information serait une aubaine pour tous les braconniers d’ivoire. Il suffirait de connaître l’emplacement du site pour aller y récolter les défenses, voire y attendre les vieux individus et les aider à mourir ! Heureusement, le cimetière des éléphants est un mythe (colporté par les colons?) amplifié par le fait que les animaux ont tendance à mourir dans la même région que celle de leur domaine vital et que des tas d’os sont parfois retrouvés çà et là, sans explication rationnelle. Après des décennies d’allées et venues dues aux migrations saisonnières, les éléphants sont nombreux à emprunter les mêmes pistes chaque année. Il ne serait pas étonnant que beaucoup meurent également aux mêmes endroits, par hasard, surtout à l’époque où les troupeaux étaient encore nombreux partout en Afrique. Mais de là à prouver que ce hasard n’en est pas un… N’en déplaise à Eddy Mitchell, le cimetière des éléphants reste une belle histoire à chanter aux parents ou à raconter aux enfants…

 

Les Grands Mammifères – Les Girafes

32 – Les girafes ont elles-mêmes tiré sur leur cou pour l’allonger

Avec cette idée, toute la théorie de l’évolution, celle que Charles Darwin a formalisée au milieu du XiXème siècle, serait à remettre en cause !
 Voilà le plus bel exemple pour expliquer cette théorie de l’évolution des êtres vivants. Sans entrer dans la complexité de la génétique, retenons simplement qu’un être vivant et son ADN ne peuvent être modifiés une fois conçus. Autrement dit, un être vivant ne saurait se modifier génétiquement au cours de sa vie.

 

Une girafe aura beau tirer sur son cou, celui-ci conservera la même taille ad vitam aeternam, car c’est inscrit dans son code génétique. En revanche, au moment du brassage génétique lié à la reproduction, des mutations peuvent se produire ans les gènes, donnant naissance à un individu différent de ses parents, une espèce de mutant, une « tare ». Jusque-là, les scientifiques estimaient ces mutations être le seul fruit du hasard ; quelques-uns supposent aujourd’hui que l’environnement de l’être vivant peut « conditionner » ces mutations.

Ces mutations ont donc lentement transformé les ancêtres des girafes. Un jour, ceux-ci ont donné naissance à un enfant avec un cou plus grand que le leur. Il se trouve que leu « tare » de progéniture était bien lotie, car son cou plus allongé lui a permis d’accéder à des feuilles situées plus haut dans les arbres. Cet atout par rapport aux autres herbivores l’a aidée à survivre et à transmettre son gène « cou plus grand » à ses descendants, qui eux-mêmes ou leurs descendants, ont donné un jour naissance à un autre « phénomène » au cou encore plus grand et ainsi de suite jusqu’à notre girafe actuelle. On parle de sélection naturelle et, pour mieux la comprendre, n’oublions pas que ces ancêtres ont pu a contrario donner naissance à des girafeaux ayant le cou plus petit, mais ce vice rédhibitoire les a empêchés de survivre (et avec eux le gène « petit cou »). C’est assez simplifié, mais il est toujours difficile de bien comprendre comment se sont formées autant de variétés de plantes et d’animaux à partir d’un être unicellulaire. Il s’agit « simplement » de gènes qui ont muté dans des environnement différents au cours de plus plus de 3 milliards d’années d’évolution ! C’est en tout cas l’explication la plus plausible et la mieux vérifiée à ce jour.

 

Les Grands Mammifères – Les Hommes

33 – L’homme descend du singe

Et le singe de l’arbre… Mais l’homme ne peut descendre du singe, puisqu’il est lui-même un singe ! Descendre du singe : est-ce une image péjorative utilisée par les détracteurs de la théorie de l’évolution pour induire que, selon Darwin, nos ancêtres sont des singes, origine peu valorisante, contrairement à la théorie de ceux qui suggèrent que nous descendons d’Adam ?

S’ajoute à cette idée reçue la célèbre illustration du singe qui se redresse au fur et à mesure de l’évlution pour parvenir à l’homme moderne avec sa bipédie et son attaché-case. Or, nous savons depuis longtemps que la bipédie est un caractère qui existait déjà dans la forêt. 

Contrairement aux théories en vigueur il y a encore quelques années, ce n’est pas parce que l’homme a conquis la savane qu’il est devenu bipède pour se redresser et voir au-dessus des herbes. On se dit même que les hominoïdes (super-famille de grands singes, dont l’homme) n’ont pas beaucoup évolué puisqu’il y a 20 millions d’années vivaient plus de 25 espèces et qu’il n’en reste plus que 5 aujourd’hui (orang-outang, gorille, chimpanzé, bonobo et homme).


Quoi qu’il en soit, l’étude des origines de l’homme est une science compliquée et régulièrement bouleversée. Par exemple nous avons longtemps considéré Lucy comme notre ancêtre, avec ses 3,2 millions d’années. Depuis, les découvertes n’ont cessé de reculer l’âge des hominoïdes : 4, 5, 6 et jusqu’à 7 millions pour un homininé dénommé Toumaï découvert en Tchad en 2002. L’affirmation exacte serait plutôt : « l’homme et les autres singes ont des ancêtres communs » ou, tout simplement, ce que nous raconte la théorie de l’évolution : « l’homme, les singes, les poireaux, les bactéries… ont tous un ancêtre commun ».
Les cercopithèque, ces singes de taille moyenne qui vivent dans les arbres des forêts tropicales, sont donc plus évolués puisqu’on en dénombre 90 espèces aujourd’hui, contre une seule il y a 20 millions d’années. D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler qu’évoluer signifie de façon simplifiée, « s’adapter à son environnement pour y survivre et se reproduire ». Une blatte, une vipère, un cactus ou tout autre être vivant est donc aussi évolué que nous puisqu’ils survivent dans leur environnement.

 

[Source : La nature en 250 idées reçues François Lasserre]

 

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«On se plaît à nommer œuvre d’art le travail des abeilles (les rayons de cire régulièrement construits), mais ce n’est que par analogie; car dès que l’on songe qu’aucune réflexion particulière de la raison ne préside à leur travail, on dit aussitôt : c’est une production de leur nature (leur instinct) et comme œuvre d’art, on ne l’attribue qu’à leur Créateur.»
KANT, 1790, Critique du Jugement, § 43, trad. Gibelin, édit. Vrin, 1960.

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